En quelques années les différentes voies de qualification des jeunes ont connu des évolutions significatives : développement de l’apprentissage, transformation de la voie scolaire et augmentation des poursuites d’études, montée en puissance des contrats de professionnalisation, développement des programmes régionaux de formation pour les jeunes, dans l’enseignement supérieur : stabilité ou recul des inscriptions en BTS/DUT, apparition et développement des licences professionnelles, flux croissant vers les écoles d’ingénieurs et de commerce… Pour autant on constate la persistance d’un flux de jeunes sortants sans qualification de l’enseignement secondaire ou en échec du 1er cycle de l’enseignement supérieur.
A partir de ce constat, les questions évaluatives retenues par la Commission de l’Evaluation sont les suivantes : Comment les politiques menées en région s’ajustent à ces évolutions ? Concertation et coordination permettent-elles une meilleure cohérence de cette offre diversifiée et quel est le rôle du PRDF dans cette « régulation » ? Les outils développés au niveau régional ( PRDF, expertise…) trouvent-ils leur efficacité au plan territorial ?
L’évaluation comporte 2 volets successifs :
Cette analyse devra être complétée par une étude au niveau de deux ou trois territoires de ces mêmes régions sur l’évolution de l’offre dans les différentes voies de qualification et sur le rôle des différents acteurs ( offreurs de formation, collectivités territoriales…)
Résumé de l’étude : L’étude met l’accent sur un déplacement progressif de l’objet du Contrat d’objectif (régulation des voies de formation des jeunes) sur l’élargissement de son champ et le manque de priorités. L’analyse dénonce également la dispersion des thèmes abordés dans la contractualisation, la tendance à reproduire en région une approche structurée par la logique de branche alors que les questions transversales sont de plus en plus prégnantes ; des diagnostics, de plus en plus élaborés notamment avec l’appui des OREF, mais qui ne trouvent pas nécessairement leur traduction dans les actions retenues. Elle dénote aussi la lourdeur et la lenteur des procédures, la faiblesse du suivi des Contrats et l’absence d’instruments d’évaluation de leurs effets.
L’analyse montre cependant que, s’ils n’ont pas atteint leur objectif initial, leur apport se situe dans d’autres dimensions de la relation formation/ emploi et notamment ont permis un développement du dialogue Région / Branche / DRTEFP / Rectorat « en continu ». Mieux préparés en amont, les contrats de la 3ème génération débouchent aussi plus souvent sur des objectifs d’action et le renforcement des outils d’observation et de diagnostic permettent des états des lieux au niveau régional (à défaut d’analyses prospectives), notamment par les OREF. Ils ont également permis une professionnalisation et une structuration des acteurs.
Les questions que soulèvent les COT sont multiples (pérennité dans la définition actuelle ? articulation avec d’autres processus de contractualisation ? place du paritarisme ?) et la question fondamentale est de savoir s’il faut conserver les COT dans le contexte actuel ? autour de quel objet et à quelles conditions ?
C’est à ces questions que le Conseil national a tenté de répondre par des propositions qui ont été validées lors de la séance plénière du 16 avril 2008.
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